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Trucs et astuces en Boulangeries & Pâtisseries

DES TRUCS ET DES ASTUCES POUR VOUS ET VOS AMIS ?!

Comment pétrir son pain quand on n'est débutant:

https://www2.club-paneo.com/be_fr/video-faire-son-pain-a-la-main.html

Autres TRUCS ? :

Des trous dans le pain cuit ?

Il n'est pas rare que des boulangers crient AU SECOUR à ce sujet mais patience, cela n'est que passager. Parlez en avec votre meunier sans l'agresser car il est victime comme vous d'une qualité extra forte du blé et lui, peut corriger des paramètres de fabrication et transformation du froment. Souvent, c'est un excès d'enzymes dans les farines et tous les moulins ou presque en subissent les conséquences. SI vous utilisez un améliorant déjà puissant, un bon conseil, réduisez la dose car vous ne faite que rajouter encore de la force (Vitamine C & Gluten & Enzymes etc. ...). Un petit truc qui demande peut de temps est de piquer le pain avec une ou plusieurs longues aiguilles après +/- 10 minutes de mises en platine. Un autre paramètre a surveiller est le boulage, les pains doivent être toujours boulés de façon convenables. Aussi faire attention à la température de votre pâte, elle ne doit pas dépasser les 27 C°. Fabriquer vos pâtes un peu plus ferme et augmentez un peu la levure. D'autres paramètres parfois peuvent intervenir dans ce problème, en voici un répéculatif: -
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La pâte se croute pendant les temps de repos et les fermentations !

- Durée de fermentation trop courte ! - Erreurs de façonnage ! - Pétrissage trop court ou trop long ! - Farine trop faible ! - Température de la pâte trop élevée ! - Durée de fermentation trop courte ! - Température de fermentation trop élevée ! - Erreur de façonnage ! - Top peu de vapeur dans le four ! - Mauvaise gestion de contrôle d'humidité en chambre de fermentation avec une pâte trop froide !

etc. ... etc. ... etc. ...

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volume du pain trop petit?

- Farine trop faible ou trop peu oxydée. - Activité des amylases de la farine trop faible (Farine à cuisson sèche). - Pas assez de levure, mauvaise qualité ou encore mauvais traitement. - Absorption d'eau insuffisante. - Trop de sel. - Pétrissage trop court ou trop long. - Température de la pâte trop basse. - Durée de fermentation trop longue ou trop courte. - Poids de la pâte trop bas par rapport à la taille du moule. - Température du four trop élevée.

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Du pain chaud toute la journée?

Mieux qu'un simple truc, nous vous proposons une méthode très facile pour proposer du pain chaud tout au long de la journée et répondre "aux coups de bourre" très vite. Si vous voulez cuire des baguettes à toute heure sans devoir pétrir à nouveau, il vous suffit de procéder de la manière suivante: lorsque vos baguettes sont poussées au 3/4, les mettre en chambre de pousse contrôlée à une température de 0° à 4° C. Au fure et à mesure de vos besoins, mettez directement au four le nombre nécessaire de baguettes ainsi réfrigérées et faites cuire sans donner trop de buée. On peut ainsi tenir au froid les baguettes pendant toute une journée (12H) et les cuire directement sans avoir à les réchauffer.

Ou alors, utilisez notre "PAIN MINUTE" en fabrication "précuit du futur" (Voir sur page des améliorants)

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Couleur de la croûte trop pâle?

- Activité des amylases de la farine trop faible. - Trop peu de sel. - Durée de fermentation trop longue / Température trop élevée / Armoire à fermentation trop sèche. - Température du four trop basse / Durée de cuisson trop courte / Trop peu de chaleur supérieur. ************************************************************

Couleur de la croûte trop foncée?

- Addition de sucre trop élevée / Produits latiers. - Température du four trop élevée / Durée de cuisson trop longue / Trop de chaleur supérieur.

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Croûte trop mate?

- Pas assez de vapeur pendant la cuisson !

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Formation de bulles sous la croûte?

- Pétrissage trop court ! - Trop de vapeur dans le four ! - Humidité trop élevée dans l'armoire de fermentation ! - Durée de fermentation trop longue ! - Température de fermentation trop élevée ! - Un correcteur existe pour éviter ce problème !

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Déchirement de la croûte:

- Durée de fermentation trop courte ! - Top peu de sel ! - Pas ou trop peu de vapeur pendant la cuisson !

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Couleur de la mie grisâtre:

- Activation des amylases de la farine trop élevé ! - Pétrissage trop court ou trop long ! - Erreurs de façonnage ! - Durée de façonnage trop longue ! - Température de cuisson trop basse ! ************************************************************

Structure de la mie trop ouverte:

- Activité des amylases de la farine trop élevée ! - Trop peu de sel ! - Durée de fermentation (Apprêt) trop longue ! - Poids du pâton trop bas par rapport à la taille du moule ! ************************************************************

Mie pas assez élastique:

- Activité des amylases de la farine trop élevée !

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Difficulté au coupage:

- Activité des amylases de la farine trop élevé ! - Durée de cuisson trop courte ! ************************************************************

Déchirement de la mie:

- Pain trop cuit ! - Répartition irrégulière de la chaleur dans le four ! ************************************************************

Endroits dans ou sur le pain, humides ou gras:

- Moules de cuisson salis ! - Durée de fermentation trop courte ! - Pains trop près les uns des autres dans le four / Réglage du four !

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Conserver les canapés traiteur:

Lorsque l'on doit préparer la veille pour le lendemain des canapés traiteur en pain de mie, il est important de bien conserver le moelleux du pain. Pour cela, il existe un "truc" qui prolonge la fraîcheur du pain de mie. Cela consiste à prendre deux feuilles de papier cuisson, Ã les chiffonner sous le robinet d'eau pour bien les humecter. Les étaler ensuite l'une sur l'autre sur un plateau. Disposer dessus les canapés et recouvrir-le tout d'un film étirable. Mettre au frais. *************************************************************

Ai-je oublié la levure ?

Alors que le pétrin tourne, je m'interroge: n'ai-je pas oublié d'incorporer la levure? Pour s'en assurer, il suffit de remplir un récipient d'eau très chaude et d'y plonger une boule de pâte grosse comme une noix. La boule tombe au fond et y reste : la levure a été oubliée. La boule tombe au fond et remonte rapidement à la surface: La levure a bien été ajoutée.

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Ai-je toujours une levure active ?

Le contrôle consiste a mélanger +/- 50 gr de farine avec de la levure et ajouter de l'eau afin d'en faire une pâte style à pommade, bien mélanger, placer près d'un endroit chaud et attendre la fermentation. SI aucune réaction de fermentation n'est observée après +/- 20 minutes, la levure a perdu toutes ses forces et peut-être qui plus est, soit morte !

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Levure oubliée au pétrissage?

Au moment de façonner, vous vous apercevez que la levure a été oubliée. Que faire? La pâte ayant reposé un certain temps, il ne faut pas la repétrir en y ajoutant de la levure car la pâte graisserait et le pain ne serait pas réussi. 1ère solution: Diviser la pâte en 2 parties égales. Utiliser chaque moitié en la réincorporant dans votre recette avec farine, sel, améliorant, eau et une dose complète de levure. Pétrir 2 à 3 minutes de moins que d'habitude et panifier normalement. 2ème solution: répartir la pâte dans plusieurs bacs que l'on mettra en chambre froide. Il suffit d'ajouter un bac par pétrin dans les fournées du jour et si nécessaire du lendemain.

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Fabriquer un levain, MAIS COMMENT?

Le levain est un mélange de levure, de bactéries et d'acide lactique par exemple. Pour réaliser sa préparation, il faut utiliser de la farine, de l'eau chaude et une pincée de sel, recouvrir d'une serviette humide ou un plastique alimentaire et le garder à température ambiante. L'appareil doit être nourri quotidiennement de farine, d'eau et de sel, jusqu'à la création d'une mousse particulière. Quand ce phénomène se produit, la levure s'est développée. Quand l'appareil atteint sa maturité - l'équilibre parfait entre levure, bactérie et acide lactique - il est utilisé pour préparer le levain, un ingrédient qui sert de levure naturelle et apporte goût et texture. Pour simplifier et éviter les problèmes, vous pouvez utiliser le levain "CREME DE LEVAIN" vendu chez tout les meilleurs grossistes.

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Comment en finir avec le croûtage !

Si les pâtons sont croûtés lorsqu'ils doivent passer au four, vaporiser leur surface d'eau a l'aide d'un vaporisateur. Il sera facile de donner les coups de lames et la croûte du pain aura bel aspect.

Pour éviter ce problème, placer un plastique alimentaire par-dessus pendant les repos ou une serviette légèrement humidifiée.

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Sel non dissous dans la pâte !

Si vous voyez des piqûres blanches sur vos pâtes feuilletées, brisées, ou à foncer, il s'agit du sel qui n'est pas dissous. Vous y remédierez en dissolvant le sel dans l'eau avant de l'incorporer à la farine. ************************************************************

Faire briller à la fécule !

Connaissez-vous la dorure à la fécule? Son emploi était courant autrefois. Cette dorure s'applique au pinceau ou à la brosse à la sortie du four sur les pains chauds tels que pains viennois, pains de seigle non farinés... Pour préparer cette dorure, dissoudre 20 grammes de fécule dans 1 litre d'eau froide. Amener et maintenir à ébullition 1 minute. Conserver au réfrigérateur. *************************************************************

Régler votre température de pâte !

Il arrive que la température de la pâte à pain, en été, d'épasse la température souhaitée avec une eau de coulage pourtant à 0°C. Pour abaisser la température de la pâte, il est possible alors d'incorporer dans une partie de l'eau de coulage la totalité du sel de la fournée. En stockant cette eau salée au congélateur, elle descendra jusqu'Ã -10°C sans congeler. Une fois la température voulue atteinte, utilisez-la en complément de votre eau de coulage. Il est moins dommageable d'incorporer le sel en début de pétrissage que de devoir travailler une pâte trop chaude. ****************************************************************

Évitez l'écaillage du pain !

Quand la croûte du pain s'écaille, les consommateurs accusent bien souvent une congélation qui n'a jamais eu lieu. Alors que faire? Si la croûte s'écaille, c'est qu'elle est trop fine. Cela se produit, le plus souvent quand on met au four des pâtons trop poussés ou des pâtons trop humides en surface, également par excès de buée dans le four. Il convient donc soit d'enfourner des pâtons plus jeunes, soit de régler l'humidité de la chambre de pousse, soit d'injecter moins de buée à la cuisson.

(Demander un conseil, un améliorant naturel existe pour solutionner ce problème): ****************************************************************

Pour bien choisir la farine du feuilletage !

Si vous préparez du feuilletage (pâte sans levure) à l'avance, en le conservant au frais 2 ou 3 jours, utilisez impérativement une farine forte (gruau). Cela lui permettra de bien conserver son "feuilleté". Si vous utilisez votre feuilletage immédiatement, il vous suffit de choisir une farine panifiable de bonne qualité. La pâte se laminera aisément et son développement sera excellent. Ci-dessous, quelques erreurs et comment y remédier :

- Goût de graisse local ?

  = Pas abaissée en un beau rectangle.

- Développement inégal ?

  = Abaissée en une épaisseur inégale ou Matière grasse pas tourée uniformément.

- Développement trop sauvage à certains endroits ?

  = Le pliage s'est fait inégalement ou Trop pliée en se recouvrant ou pas assez de chevauchement.

- Pâtisseries développées de travers ?

  = Pâte tourée avec négligence ou Diminution trop rapide de l'épaisseur pendant le laminage ou encore pâte étendue ou découpée avec des objets non-tranchants ou temps de repos trop courts ou trop abaissée dans un seul sens ou la pâte n'a pas été tournée pendant le laminage.

- Couleur grise de la croûte ?

  = Usage de trop de farine à saupoudrer.

- Volume de la pâte feuilletée irrégulière ?

= Mauvais tourage ou manque de repos ou manque de levure !

Cinq astuces pour des meringues parfaites

Couronne de meringues au café !

Oui je sais je suis un peu dans ma période meringue mais c'est si magique, simple à faire, passe-partout dans les desserts... Aujourd'hui, suite à mon expérience encore plus riche (et mes ratés), mes lectures mais surtout nombre de vos questions à ce propos, je souhaitais reprendre le thème différemment et vous livrer les cinq astuces pour réussir des meringues parfaites (presque sans rien faire), les erreurs à ne pas faire (par exemple le sel). En bonus, vous avez aussi des conseils de conservation et les variantes possibles... de manière à avoir toujours des meringues en stock pour improviser un dessert minute. Et parfaites pour recycler des blancs d'oeufs.

J'ai un peu tout décortiqué mais sachez qu'en fait c'est plus simple encore même si vous n'en avez jamais fait ! Il ne faut pas faire grand chose (ah les fouets électriques, quelle belle invention !) et avoir sous la main juste deux ingrédients. Par contre, il ne faut pas être pressé car la meringue demande de la douceur. C'est une préparation gentille et zen.

1. PRÉCAUTIONS : PAS DE GRAS, PAS DE SEL ET PAS DE FROID !

a. Bien séparer les blancs des jaunes

Le seul élément que la meringue n'aime vraiment pas est le gras. C'est la raison pour laquelle il est important de séparer parfaitement les blancs des jaunes. S'il reste des traces de ce dernier dans le blanc (donc des traces de gras) il ne va jamais monter comme il faut pour obtenir une meringue.

b. Récipient

Il est impératif d'utiliser un saladier ou la cuve d'une robot parfaitement propre, sans aucune trace de gras.La meilleure solution est un récipient en inox (pas de fer blanc qui va colorer sur la meringue). Le plastique est déconseillé car à tendance à « retenir' des traces de gras.

c. Pas de sel !

Contrairement à ce qui est souvent indiqué (un peu par réflexe car tout le monde le dit, un peu le remède de grand-mère non vérifié, il ne faut absolument pas de sel ! Tous les scientifiques et même les profanes (suffit de faire un essai) le disent : le sel va faire ressortir l'eau, déstabiliser la meringue qui sera ainsi moins homogène et va moins tenir.Le conseils est né il y a plus d'un siècle quand tout se faisait à la main, souvent dans des pièces froides : en effet le sel au début donne l'illusion que les blancs prennent mieux (il se crée plus de mousse). Mais c'est ensuite qu'il va faire son mauvais effet.Après, si la quantité est minuscule et la quantité des blancs est grande cela ne change pas vraiment mais pas besoin de se compliquer la vie (et prendre des risques). Au fond on n'a pas besoin d'un ingrédient en plus.

d. Travaillez à température ambiante

Si vous devez séparer les blancs des jaunes, faites-les quand les oeufs sont froids, c'est beaucoup plus simple.Par contre, utilisez les blancs à température ambiante (jusqu'à autour de 35°C) il montent vraiment mieux. En général, je les sors, fais autre chose puis m'occupe des meringues quand ils sont tièdes.Si les blancs sont congelés (voir mon article sur que faire des blancs d'oeufs), faites-les décongeler une nuit au frais puis sortez-les 20 à 30 minutes avant de les fouetter.

2. LES PROPORTIONS MAGIQUES

a. 1-2

Le proportions sont très très simples à retenir : il faut le double de sucre par rapport au poids de blancs (c'est pourquoi il est très important de peser les oeufs, mais ceci vaut en général en pâtisserie).Par ex. 100 g de blanc d'oeuf et 200 g de sucre semoule.Ici les proportions sont celles idéales pour obtenir une meringue très stable et croustillante, zéro risques quoi, même en cuisson. Sachant que la meringue est sucrée par définition, on n'y échappe pas... et cela fait son charme unique.

b. Peut-on diminuer du sucre ?

Selon l'usage et la texture souhaitée, on peut un peu diminuer le sucre, jusqu'à 10 à 20 %. Pas plus car autrement il y aura trop d'eau en proportion, elles auront du mal à sécher et ne seront pas croustillantes.Ce qui signifie par exemple que pour 100 g de blancs on peut utiliser 160 à 180 g de sucre. Moins il y aura de sucre moins la meringue sera structurée et croustillante, elle sera plus fragile et fondante. Je l'utilise plutôt pour des desserts légers, un peu dans le genre à l'assiette, composés au dernier moment.Si par contre je veux une meringue plus solide, ferme comme pour une pavlova, un vacherin ou un merveilleux, j'opterais pour les proportions classiques ( à 10-20 g près).

c. Quel sucre ?

Le sucre classique est le sucre semoule, sachant quand même que, plus il sera fin plus la meringue prendra et le blanc absorbera facilement le sucre.Donc, utilisez un sucre semoule fin ou mixez-le avant usage pour le réduire en poudre subtile.On peut aussi panacher (je le fais très souvent) le sucre classique et le sucre glace, ce dernier est ajouté en dernier car fond plus rapidement.Pour une meringue plus fondante et encore plus facile à travailler, utilisez uniquement du sucre glace. Le résultat sera parfait !Pour ce qui est d'autres sucres, on peut remplacer le sucre semoule par du sucre de canne blond et les meringues seront légèrement plus colorées.Par contre (déjà testé), je vous déconseille tous les sucres de canne complet (genre rapadura, muscovado, panela... ou même du sucre de palme, que j'aime beaucoup mais dans d'autres préparations) car le meringue sera un peu moins croustillante, pas blanche du tout (mais ça on le sait) mais surtout aura un petit arrière-goût désagréable je trouve. Du moins c'est mon expérience négative.Enfin, n'utilisez pas de sucre de fleur de coco (je sais c'est tentant, l'aspect est semblable) car la substance n'est pas la même (et les effets chimiques aussi) : ce n'est pas du saccarose mais du fructose. Les meringues ne tiendront pas au bout de très peu de temps (l'humidité va reprendre le dessus).


Cinq astuces pour des meringues parfaites (précautions, préparation, cuisson, conservation, le fini).


3. PRÉPARATION PAR PETITES TOUCHES

a. Fouettez au début sans sucre

Le blanc d'oeuf a la particularité de réussir à incorporer beaucoup d'air (je suis fascinée à chaque fois) jusqu'à 8 fois son volume (incroyable non ?). Et pour donner de la stabilité à ce phénomène le sucre entre en jeu.Toutefois, tout le charme de la meringue réside dans son côté léger, aérien, croustillant. C'est la raison pour laquelle il est important de permettre d'abord au blanc d'incorporer uniquement de l'air. Autrement la meringue sera trop dense.Je vous conseille donc de commencer à fouetter à vitesse moyenne (sans rien d'autre hein !) jusqu'à ce que les blancs augmentent d'un tiers de volume environ, avant d'ajouter un peu de sucre.

b. Ajoutez le sucre petit à petit

L'autre secret lié au premier est d'incorporer graduellement le sucre. Plus vous procèderez par petites quantités plus le sucre sera correctement absorbé par le blanc qui en même temps va incorporer de l'air.Je vous conseille de commencer par une càs à la fois et attendre qu'elle soit bien fondue dans le blanc avant d'ajouter la suivante. Après on peut augmenter les quantité, car la meringue sera plus stable. En moyenne, incorporez le sucre en 5 fois. En tous cas, je vous donne toujours tous les éléments dans les recettes de meringue.Les blancs doivent devenir très souples, presque fermes, brillants et former une pointe sur le fouet.

c. Dernier geste et formation des meringues

Selon les recettes, parfois on ajoute le reste de sucre sous forme de sucre glace au dernier moment (il fond très vite) à l'aide d'une "Maryse". En tous cas ce qui est important c'est de manipuler délicatement les blancs sont bien montés avec le sucre (vu qu'il y a de l'air dedans).Vous pouvez former des meringues avec une simple cuillère, une cuillère à glace, une poche à douille avec douille lisse ou pas... Ou même l'étalier finement sur une plaque si l'on souhaite des sortes de tuiles. La meringue se prête à toutes les formes.

4. CUISSON TOUT EN DOUCEUR

a. Plaque de cuissons

Posez la meringue sur une plaque recouverte de papier cuisson fixé à la base avec un peu de meringue pour éviter que le papier ne bouge (c'est ce que j'ai appris lors du CAP de pâtisserie et je dois dire que c'est une super astuce toute bête). Vous pouvez aussi utiliser une plaque perforée, cela va cuire encore mieux. Très utile surtout si la meringue est grande.

b. Temps et température

Le clou de la réussite (à part ce que je ai dit avant) est bien sûr aussi la cuisson !Comme toujours le temps et la température dépendent d'une part des dimensions et notamment de l'épaisseur de la meringue (mas c'est intuitif) et, d'autre part, de votre four plus ou moins précis, performant... (je vous rassure, je n'ai pas un super four et ça marche très bien).Pour ce qui est de la température, pour que la meringue sèche bien et croustille il faut au moins une température de 85°C et on peut aller jusqu'à 110-120°C. Sachant dans ce dernier cas, que la température réelle doit être autour de 100°C (et pas 120°C autrement le sucre va trop cuire et les meringues seront colorées et trop dures, pas fondantes).Personnellement, je cuis entre 90°C et 110°-120°C, je commence par cette dernière température et je baisse après 30 minutes.Je vous conseille d'utiliser la chaleur tournante (les meringues sèchent mieux) et d'ouvrir après 50 min voire 1 h pour faire ressortir l'humidité.Si vous ne voulez pas prendre de risques, faites cuire à 90°-100°C maximum (selon que votre four chauffe plus ou moins) ainsi vous serez sûrs que la meringue va cuire sans trop colorer.Pour ce qui est des temps, plus les meringues sont petites (individuelles) plus c'est court. Selon la température comptez au moins 1h-1h30 et 2 à 3 h pour des grandes meringues.Vous avez en tous cas toutes les précisions dans les recettes spécifiques.

c. Comment vérifier si les meringues son cuites ?

Les meringues sont cuites quand il s'est formé une belle croûte brillante sur le dessus, elles se détachent facilement de la plaque et sont légères. En cas de doute (surtout à coeur) prolongez encore un peu la cuisson douce.Ls grandes meringues épaisses seront toujours un peu moins cuites (voire chewy) à coeur.d. ReposToujours pour mettre toutes les chances de notre côté (après vous verrez, vous le ferez automatiquement sans même y penser), faites encore sécher les meringues dans le four éteint de 1 h à toute une nuit.
Cinq astuces pour des meringues parfaites (meringues marbrées au chocolat)


5. LES PLUS QUI AIDENT LES MERINGUES

a. L'acide !

Si la meringue n'aime pas le sel ou le gras, elle aime l'acidité (encore la chimie !). En effet vous pouvez aider le montage des blancs avec un peu de jus de citron (1 càc pour 100 g de blancs) de la crème de tarte (une pointe d'un couteau pour 100 g de blancs) ou du vinaigre blanc (là aussi 1 càc).C'est un plus qui est utile surtout si on doit faire de grosses meringues ou on a beaucoup de blancs à monter.

b. L'amidon

Là aussi l'amidon (comme l'amidon de maïs type Maïzena) permet de stabiliser les meringues car il absorbe un peu d'eau. Je l'utilise surtout quand je prépare des pavlova, dans la mesure de 1 càs rase pour 120 g de blancs.

c. La fraîcheur

Autant mieux vaut utiliser des blancs qui ont été séparés des jaunes depuis un ou deux jours, autant mieux vaut ne pas utiliser des oeufs trop vieux : ils montent moins bien. Dans l'idéal les oeufs doivent avoir une à deux semaines.

d. Le beau temps

Et oui, quand il pleut, fait très humide et froid ça marche moins bien (surtout quand il fait très humide) car les meringues absorbent aussi l'humidité ambiante.Donc si vous avez une belle journée sèche et ensoleillée, c'est l'idéal pour se lancer (bon, vous me direz que dans ce cas, vous préférez aller vous balader au parc... je comprends parfaitement

CONSERVATION ET VARIANTES

a. Comment conserver les meringues

Bonne nouvelle : les meringues se conservent très bien. Après un ou deux jours, c'est encore mieux car elles auront encore séché.Les meringues se conservent dans une boîte hermétique ou en carton (c'est mieux) et à température ambiante 5 à 7 jours, voire plus, tranquillement.Il est très important de les mettre dans un endroit sec (pas de frigo !). Elles vous attendront sagement.

b. Aromatiser les meringues

Les meringues peuvent bien sûr être colorées (mieux vaut des colorant en poudre de qualité) et surtout aromatisées : avec des zestes d'agrumes, du café, du cacao, des épices comme la vanille ou la cannelle. Je vous conseille de les ajouter en dernier.On peut aussi ajouter un élément liquide comme du jus de fraise, de citron etc mais, dans la même lignée du discours 'diminution de la quantité de sucre', mieux vaut ne pas dépasser 10 à 20% du poids (au risque de les rater et de ne pas réussir à les faire sécher). Dans le cas d'ajout de jus, elles contiendront plus d'eau, auront besoin de cuisson plus longue et seront moins stables. En général elles sont plus fondantes mais moins fermes/croustillantes

Et si vous cherchez des recette avec des meringues c'est ICI:

La scienza della pasticceria : le basi, la chimica del bignè de Dario Bressanini)

BONNES REALISATIONS DE VOS FUTURES MERINGUES !